"Bien trempée, et bien parfumée"

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Cagole servie sur tapis rouge

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Bref historique de la cagole en France


La cagole, pourquoi? Une cagole, c'est quoi?
Plus qu'une page Wikipédia, pas aussi assommant que l'intégrale des petits Robert, nous avons vocation à expliciter un terme qui, bien plus qu'une expression, symbolise un phénomène de société.
Peut-être conviendrez vous de l'importance de préciser l'origine de ce terme, sa signification précise et le pourquoi de ce site internet.


Entré dans les moeurs, le mot qui nous anime puise ses origines dans la cité phocéenne du sud de la France, Marseille. On le lira beaucoup, et il faut croire que le mythe fut réalité, le mot "cagole" désignerait le tablier que portaient les femmes à l'aube du XXe siècle dans les usines d'empaquetage de dattes. La plupart du temps pauvres, immigrées italiennes souvent, elles étaient mal vues et vulgaires pour les bonnes gens de la ville. Le travail de dattes n'offrait qu'un salaire de misère, d'où résultait la nécessité de vendre ses charmes pour réussir à joindre les deux bouts. Ces histoires de misère se retrouvent dans l’appellation finale,en effet le cagoulo porté par les travailleuses de mauvaise vie leur serait resté collé à la peau, si bien que l'expression cagole aurait perduré jusqu'à nos jours.
La seconde possibilité étymologique est bien peu flatteuse: le terme viendrait du verbe cagar, littéralement déféquer en provençal, et ferait directement référence à quelqu'un d'énervant, de dérangeant. Etre une cagole serait une désignation bien négative, et c'est toute la double image qu'on peut leur apposer. La cagole est attendrissante et repoussante à la fois, elle fait preuve de mauvais goût pour certains, elle assume son style pour les autres. Sorte de patrimoine culturel, la cagole,une Heidi  méditerranéenne, une Geisha de provence? On l'imagine fausse blonde, le pinceau à poudre bronzante généreux, la lèvre repeinte de gloss brillant, et le cil bien développé.
 Vulgarité ou féminité exacerbée? Tout est une question de perception répondrez-vous. Il est vrai qu'il est difficile de juger un style vestimentaire, une attitude, un mode de vie de manière tout à fait extérieure sans paraître légèrement méprisant. Mais les demoiselles en question s'affichent et s'affirment, dans un style vestimentaire et verbal reconnaissable à des mètres à la ronde, c'est  une mode qui perdure, une catégorie propre qui a crée ses codes.


Marseille, seulement Marseille?


Puisqu'on vous dit que la cagole s'universalise. Qui dit phénomène de société, dit extension géographique. Il faut croire que l'on sort du microcosme marseillais et que le fait ne se fait plus connaitre seulement par les habitants du crus.Une image se généralise dans la tête de beaucoup, et le mot connait une acception de plus en plus large dans la langue française, au point que des ouvrages leur soient consacrés, et que le terme fasse son entrée dans le dictionnaire (ce à quoi nous allons nous intéresser dans les articles suivants).
La cagole n'est pas un mouvement, (le militantisme pour les barrettes à strass n'est pas encore répertorié à ce jour) mais à Lille, à Bordeaux, et à Angers, on sait ce qu'est une cagole, et le symbole qu'elle représente.
Alors, cagole, image cliché des jeunes provençales, groupe social homogénéisé? A elles de nous le dire...

1 commentaire:

  1. Des filles rebelles aux règles de la société, de l'éducation social, du bien parler et du bien s'habiller. Hassansaido de la Afrique de l'est (Djibouti).

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